un approvisionnement diversifié et adapté en fonction du type de magasin de seconde main

Les magasins solidaires : un approvisionnement 100% dons 

 

Bien souvent quand on pense aux magasins solidaires, le premier qui vient à l’esprit en France est Emmaüs grâce à son réseau qui couvre tout le territoire. Mais La Croix Rouge a également son propre réseau de magasins et toutes les ressourceries françaises fonctionnent sur le même modèle. Le point commun de toutes ces boutiques ? Les vêtements sont 100% issus des dons (dons directs ou récupérés via les points de collectes). Ce fonctionnement permet d’afficher le plus souvent les plus petits prix. Les vêtements donnés à Emmaüs et autres magasins solidaires profitent à de nombreuses personnes aux petits budgets, et sont valorisés à une échelle locale, le plus souvent par des personnes en réinsertion professionnelle. 

 

_ Les friperies indépendantes : un approvisionnement choisi chez les grossistes 

La friperie indépendante est une boutique de vêtements d’occasion, affranchie de tout réseau de récupération de vêtements. Ils se fournissent grâce à des grossistes de vêtements d’occasion, appelés “fripiers” qui eux- mêmes se fournissent auprès d’anciens magasins (on parle de “neufs de stock”), d’usines de recyclage, associations et organisations partout dans le monde. Qu’il s’agisse d’une décennie précise, ou d’un genre spécifique, le responsable va chiner des pièces précises pré-triées achetées en gros pour les revendre. Une friperie indépendante, c’est bien souvent l’univers de son gérant qui cherche les meilleures pièces pour fitter à l’esprit de son magasin et sa clientèle. 

 

_ Les réseaux de friperies : un approvisionnement hybride

Les réseaux de friperies sont souvent plus gros que les magasins indépendants et ont besoin d’un approvisionnement varié pour répondre à la demande et renouveler régulièrement leurs stocks. Ces magasins s’approvisionnent grâce aux rachat de vêtements directement auprès de particuliers (récoltés parfois directement en boutique comme chez Assape), auprès de grossistes et grâce à des partenariats avec des centres de tri locaux. Ce sourcing varié offre aux boutiques un approvisionnement régulier mais aussi un style plus accessible qui convient au plus grand nombre. 

 

_ Le dépôt-vente : un intermédiaire entre particuliers

Ce sont des boutiques pour les fans de vintage et de marques haut de gamme à prix abordable. Les déposants y laissent leurs vêtements, et le gérant s’occupe de la vente, moyennant une commission. Ceci explique des prix plus élevés que dans les autres types de magasins de seconde main, et une sélection plus pointue basée sur les marques représentées. Un dépôt-vente dépend des vêtements amenés par sa clientèle.

 

_ Magasins de seconde main : une économie circulaire et responsable ! 

Alors que les Français jettent encore 750 000 tonnes de textiles par an et que plus de 70% d’entre eux sont jetés à la poubelle et finissent leur vie enfouis ou incinérés (chiffres Ademe 2022) , l’approvisionnement des magasins de seconde main met en lumière les avantages de l’économie circulaire. En offrant une seconde vie aux vêtements usagés, ils contribuent à réduire les déchets textiles et l’empreinte carbone de l’industrie de la mode et soutiennent souvent des initiatives sociales en offrant des emplois locaux, en soutenant des organisations caritatives.

 

Sources :

  • ouest france
  • frippy.co
  • bloom
  • Les Écho Start
  • ADEME

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